Glossaire
Animé : C’est sous ce nom que les Occidentaux, et plus récemment les Japonais, désignent les dessins animés japonais. Avant, le terme utilisé au Japon était plutôt celui de « terebi manga » (manga diffusé à la télévision).
Art/Character book : Produits dérivés d’une série à succès. L’artbook contient de nombreuses illustrations originales en couleurs ainsi que des crayonnés et des informations sur la série. Le character book contient des informations détaillées sur chaque personnage de la série, généralement en reprenant des illustrations issues du manga concerné.
Bishônen : « Beau jeune homme », le plus souvent grand, mince, avec de longs cheveux à l’allure plutôt androgyne.
Bishôjo : « Belle jeune fille ». Il s’agit de jeunes et jolis personnages féminins que l’on retrouve dans certains types de mangas, d’animés et de jeux vidéo commercialisés à destination d’un public essentiellement masculin.
Character designer : Personne chargée de créer la morphologie et le caractère des personnages d’un animé, d’un jeu vidéo ou parfois même d’un manga.
Dôjin/Dôjinshika/Dôjinshi : Les dôjin sont des groupes d’auteurs amateurs, regroupés en club ou association. On désigne les auteurs sous le terme de dôjinshika et ils produisent des fanzines qui sont appelés dôjinshi.
Convini/Konbini : De l’anglais « convenient store ». Ce sont des superettes généralement ouvertes 24h/24 où un certain nombre de lecteurs japonais aiment venir pour 'lire du manga debout" (tachiyomi) même si cette actiivité est de plus en plus limitée par le scellement des magazines et des liuvres en rayon (par un ruban de papier ou une mise sous plastique).
Cosplay : De l’anglais « costume play ». Il s’agit d’une activité consistant à créer des costumes issus de séries à succès (animés, jeux vidéo ou mangas), à les présenter ensuite lors de conventions ou festivals et même à l’occasion de défiler sur scène en suivant une certaine chorégraphie.
Drama : Séries, souvent à petit budget, tournées pour la télévision avec de véritables acteurs. Généralement, elles ne durent qu’une ou deux saisons. De nombreux livres et mangas sont ainsi adaptés plus ou moins librement.
Ero-guro : « Érotique - grotesque ». Il s’agit d’un mouvement esthétique issu du shunga (estampes pornographiques) qui est apparu dans les années 1920. Il mèle l’érotisme au macabre et à différentes formes de déviances. En manga, le genre est disponible en version française par le biais de plusieurs titres de Suehiro Maruo, de Junko Mizuno et d’Hideshi Hino parus notamment aux éditions IMHO.
Fanart/Fanfiction : Dessin ou récit réalisé par des amateurs reprenant l’univers, et souvent les personnages d’une série à succès.
Fanzine : D’origine américaine, ce terme signifie « magazine de fanatique ». À l’origine une simple lettre d’information échangée entre amateurs de science-fiction, cela désigne actuellement toute revue non-professionnelle pouvant contenir des textes et/ou de la bande dessinée réalisés par des amateurs.
Fujoshi : Terme japonais à l'origine plutôt péjoratif désignant les fans féminins d'histoires mettant en scène des relations homosexuelles, principalement le yaoi ou le slash.
Gekiga : Terme inventé par Yoshihiro Tatsumi. Nouveau genre de bande dessinée privilégiant l’aventure ou la peinture d’une certaine réalité de la société, celle de la rude vie des gens du peuple, en les dessinant dans un style réaliste.
Hentai : Pornographie pour public masculin. Un certain nombre de magazines et de collections de mangas sont dédiés à ce genre et ses dérivés. On parle souvent de « ecchi » mais ce n’est pas à proprement parler une catégorie, il s’agit juste de la prononciation du « H » de hentai, signifiant au Japon ce que le « X » signifie en France, avec une connotation perverse. Néanmoins, par l’utilisation du terme « ecchi », on sous-entend en Occident un côté moins hard que le hentai.
Heta-Uma : Signifiant littéralement « Mauvais-Bon », souvent traduit en « Maladroit-Génial », ce style de dessin a été surtout développé par King Terry dans la revue Garo. Kotobuki Shiriagari en est un des principaux auteurs actuels. Cela consiste en un graphisme très lâché, semblant maladroit, voire enfantin, mais qui correspond à un choix artistique.
Magical girl : Petite fille d’une dizaine d’années, magicienne d’origine ou bien recevant des pouvoirs magiques d’une petite mascotte ou d’une baguette. Elle a souvent le pouvoir de se transformer en adolescente et utilise ses nouveaux talents dans la vie quotidienne pour aider ses amis ou pour combattre le mal. Elle tombe souvent amoureuse d’un garçon plus âgé, le prince charmant idéal. La première magical girl fait son apparition au Japon en 1966 avec Sally la petite sorcière.
Mailing list : Liste de diffusion permettant de recevoir par e-mail des informations sur un sujet donné.
Manga : Bande dessinée japonaise. Au Japon, le terme « manga » a souvent un sens plus général que celui qui est donné ici. Pour beaucoup de monde, il recouvre, comme le terme « cartoon » aux USA, à la fois la bande dessinée, le dessin de presse, la caricature et même les dessins animés car le grand public ne fait pas trop de nuances. C’est le terme « comic » qui est le plus utilisé au Japon pour désigner la bande dessinée proprement dite.
Mangaka : Auteur de manga. Il/elle peut s’occuper du dessin, du scénario ou des deux à la fois (le cas le plus fréquent). Ils sont généralement aidés par des assistants qu’ils rémunèrent et qui sont chargés de réaliser un travail précis : tracer les cases, appliquer les trames, dessiner tout ou partie du décor, encrer tout ou partie du dessin, etc.
Mangashi : Abréviation de « manga zasshi » (« périodique de manga »). C’est un magazine de bande dessinée. Certains sont hebdomadaires, d’autres bimensuels, mensuels, bimestriels, voire annuels. Les mangas sont tout d’abord prépubliés, au rythme d’un chapitre à la fois, avant d’être édités sous forme de volumes reliés (tankôbon). Ces magazines se trouvent partout, aussi bien dans les kiosques, les librairies, les distributeurs automatiques, etc. Ce sont ces mêmes magazines qui permettent la classification en termes de shônen, shôjo, seinen, josei, etc. selon le public qu’ils visent.
Moe : Prononcer « moé ». Le terme se rapporte à un sentiment fétichiste ou une attraction plus ou moins sexuelle vis-à-vis de personnages, généralement jeunes, mignons et féminins, stéréotypés. On retrouve ces derniers aussi bien dans les mangas, les animés que les jeux vidéo.
OAV : Acronyme de Original Animation Video. Ce sont des animés produits pour être directement commercialisés sous la forme de DVD et non pas pour la télévision ou le cinéma.
OST : Acronyme de Original Sound Track. Album CD reprenant les musiques d’un film, d’un drama, d’un animé ou d’un jeu vidéo.
Otaku : Terme qui désigne les personnes obsédées par l’objet de leur passion (mangas, animés, maquettes, jeux vidéo...) et pouvant perdre toute relation sociale et préférer rester enfermées chez elles sans contact avec qui que ce soit (au Japon, on parle dans ce cas d’hikikomori). En français, la notion est nettement moins péjorative et fait référence aux fans de manga et/ou d’animés..
Scantrad/Scanlation/Fansubbing : Le scantrad consiste à scanner des pages de bande dessinées originales et à traduire les textes dans une autre langue. Le fansub concerne le travail de sous-titrage d’animés ou de drama. Tout ceci est distribué gratuitement et illégalement sur Internet par différents moyens de téléchargement, en principe pour faire découvrir des bandes dessinées, séries de télévision ou animés qui ne sont pas encore distribués dans une langue particulière.
Shônen/Shôjo/Seinen/Josei : Rappelons sommairement la classification éditoriale des bandes dessinées japonaises pour le grand public : shônen pour les jeunes garçons, shôjo pour les jeunes filles, puis, plus tard, young seinen pour les lycéens, seinen pour les étudiants et jeunes adultes ainsi que josei pour les jeunes femmes. Dans ce dernier cas, on parle aussi de ladies comic (レディースコミック) même si certains magazines utilisent le terme josei muke (女性向け). Ces classifications sont de plus en plus contestables, surtout quand elles sont utilisées en Occident, car elles recouvrent de moins en moins la réalité éditoriale au Japon.
Shônen ai : « Amour entre jeunes garçons ». À l’origine, il s’agit d’une sous-catégorisation du shôjo apparue dans les années 1970. En Occident, le terme fait plutôt référence aux amours platoniques entre des bishônen.
Slash : D'origine américaine, le terme désigne les récits amateurs de fiction s'appliquant à la littérature et l'univers télévisuel ou cinématographique. Le nom viendrait de la prononciation anglaise du signe « / » qui sépare les deux noms du couple inventé, tel que Kirk/Spok ou Harry/Drago. C'est la série Star Trek qui serait à l'origine du phénomène.
Soft power : Notion inventée par Joseph Nye, professeur en relations internationales de l’université d’Harvard au début des années 1990. Il s’agit du pouvoir qu’un État détient dans le domaine des relations internationales grâce, non pas à son armée, mais à son rayonnement culturel et à l’influence de son mode de vie. Au Japon, cela concerne tout particulièrement l’exportation de la pop culture (mangas, animés, JPop, etc.)
Spin-off : Série dérivée, se déroulant dans le même univers et reprenant certains personnages de la série originale.
Story manga : Terme forgé à l’orée des années 1960 pour désigner le genre majeur du
manga qui a fleuri autour de Tezuka. L’histoire ne se limite pas à une bande de quatre
cases (yonkoma) ou une page autoconclusive proposant un gag mais constitue un récit
humoristique à destination des enfants développé sur de nombreuses pages. Cependant,
il faut préciser que ce modèle de manga s’est révélé, sans appellation, dans les années 1920
grâce à des auteurs tels que Katsuichi Kabashima et Suihô Tagawa.
Tantôsha : Responsable éditorial chargé par un rédacteur en chef de mangashi de gérer un ou plusieurs mangaka afin de s’assurer que les chapitres commandés sont rendus à temps et correspondent à la ligne éditoriale du magazine. Au début, son travail consistait surtout à récupérer les originaux dans les temps. Actuellement, la fonction de tantô varie énormément selon l’éditeur ou l’auteur.
Uke/Seme : Définit les comportements amoureux au sein d’un couple d’hommes homosexuels. L’uke, d’après le terme « ukeru » qui est un terme signifiant « subir » mais aussi « recevoir » dans un usage lié au sport est le stéréotype du gay passif, dominé, efféminé, alors que le seme (d’après « semeru » signifiant « attaquer » en terminologie sportive) est le stéréotype de l’actif, celui qui est dominant.
Yonkoma : Bande dessinée japonaise en quatre cases, le plus souvent humoristique. Il s'agit d'une des premières formes de manga avec la caricature.